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Sylvie Bouvier: de l’artisanat aux neurosciences

Publié le
parAnick Goumaz

Membre de Bouleau Network, Sylvie Bouvier est coach de vie certifiée, spécialisée en neurosciences motivationnelles. Qu’est-ce que c’est que ça? On te dit tout dans cette interview et surtout on t’explique en quoi cette discipline peut changer ta vie d’entrepreneur et indépendant. Pour en savoir plus, rejoins-nous lors de la conférence de Sylvie le 19 mai!

Hello Sylvie, comment te sens-tu aujourd’hui?

J’aime bien ta question, parce que normalement c’est moi qui la pose après chacun de mes coachings! Je remarque comme au début mes coachés peinent à mettre des mots précis sur leurs émotions et comment la parole devient de plus en plus fluide au fil des rencontres. Alors pour te répondre: je me sens détendue et enthousiaste à l’idée de faire cette interview avec toi.

Peux-tu nous dire simplement et en bref ce que sont les neurosciences motivationnelles?

Les neurosciences mettent à disposition des connaissances et des outils pour augmenter et maintenir la motivation, élément indispensable au changement, à la résolution d’un problème ou l’atteinte d’un objectif. Lors de ma conférence du 19 mai, j’emmènerai les participants dans l’univers des neurosciences et je parlerai de la manière dont il a révolutionné la psychologie. Je donnerai aussi quelques astuces qui facilitent réellement la vie.

En quoi est-ce un outil pour nous, les entrepreneurs et indépendants?

L’outil qui se cache derrière le terme de neurosciences motivationnelles, c’est la connaissance de soi. En tant qu’entrepreneur et indépendant, nous sommes soumis à des pressions telles que la recherche de clients, la gestion du temps, l’atteinte d’un certain chiffre d’affaires… Etre au clair avec ses valeurs, son système de croyances, ses émotions, être simplement connecté à soi, permet d’avancer plus sereinement. Non seulement dans le domaine professionnel, mais aussi dans ceux qui y sont directement liés, comme celui de la famille ou du couple. Senèque écrivait « Il n’est pas de vent favorable pour celui qui ne sait où il va ». Lorsque l’on sait qui on est et où l’on va, tout devient plus fluide et donc moins laborieux. L’épanouissement personnel est, à mon sens, une condition cine qua non de la réussite, dont la définition est propre à chacun.

Pour reprendre le sujet de la conférence du 19 mai, penses-tu vraiment qu’on a tous un Google interne?

Absolument. Il se situe dans notre cerveau et ne demande qu’à nous servir, dès lors que l’on a conscientisé son existence.

Est-il aussi facile à utiliser que le Google qu’on connaît tous?

Oui, Pour autant que sa découverte ne reste pas au stade de l’information. Il sera utile dès lors que l’on adopte le comportement qui permet de s’en servir. On est dans du concret et notre Google interne, comme tu l’as justement surnommé, peut devenir un précieux allié au quotidien. La bonne nouvelle, c’est que c’est simple comme bonjour à mettre en place. La moins bonne, c’est que si nous sommes habitués à regarder le verre à moitié vide plutôt qu’à moitié plein, notre cerveau se mettra en résistance au début. Je précise bien au début, car l’envie d’expérimenter une nouvelle manière de penser aura tôt fait de venir à bout de ces freins. Et les changements positifs qui en découleront entretiendront la motivation.

Ça a l’air génial! Pourquoi est-ce qu’on ne nous apprend pas ça à l’école?

Je me pose la même question et la réponse pourrait être que l’école fonctionne depuis des décennies avec un programme bien établi, qui ne laisse pas ou très peu de place à la connaissance de soi. Ce qui est bien dommage, à mon avis, car se connaître est un merveilleux atout pour faire face aux aléas de la vie, prendre des décisions adaptées, être à l’écoute de nos ressentis, clarifier nos besoins… Toutes ces attitudes qui facilitent notre rapport à soi et aux autres.

Sylvie Bouvier, coach de vie

Quand tu abordes la connaissance de soi pour les entrepreneurs, ça me fait tout de suite penser à la gestion du stress. C’est un peu le mal du siècle, non?

Tout à fait. Je suis attristée par le stress omniprésent dans la société actuelle. On a tendance à croire que le mauvais stress se manifeste obligatoirement par des signes extérieurs, tels que de la nervosité. Il n’en est rien. On peut être une personne constamment sous stress sans même s’en rendre compte, car celui-ci s’installe de manière sournoise et peut provoquer, par exemple, un état d’anxiété chronique. Pour combattre le stress, outre un travail de fond, je recommande la méditation de pleine conscience et la cohérence cardiaque. Elles sont souvent reléguées à des phénomènes de mode, mais leur efficacité est de plus en plus reconnue dans le domaine médical. Bien que ces méthodes puissent ne pas convenir à tout le monde, elles valent la peine d’être mentionnées.

Parlons un peu de toi, quand et comment as-tu lancé ton activité?

J’ai commencé en janvier 2020, trois mois après avoir obtenu mon certificat de coach spécialisée en neurosciences motivationnelles à l’institut des neurosciences à Paris. Dès le départ de cette formation, je savais que je me lancerais à mon compte dans ce domaine. J’ai alors rejoint avec bonheur l’espace coworking de Syens: un lieu pour mes séances individuelles et mes ateliers. Au départ, je cherchais à éviter ce terme de «coach», aujourd’hui tout de même galvaudé. Mais au fil de mes rencontres et des résultats visibles sur les personnes qui faisaient appel à moi, je me suis rendue compte de la force du coaching et du bien-fondé de cette discipline.

Lors de la conférence du 19 mai, tu t’adresseras au public professionnel de Bouleau. Mais dans ta pratique de tous les jours, tu te désignes plutôt comme une «coach de vie». Est-ce exact?

Oui, car je ne suis pas attirée par le travail en grandes entreprises. En revanche, j’aime le fait que derrière les entreprises, il y a des humains qui en portent le poids. C’est donc un plaisir pour moi de proposer mes compétences aux entrepreneurs, au même titre que j’accompagne des enfants et aussi des seniors jusqu’à plus de 80 ans! C’est la beauté de cette profession. Je ressens une grande gratitude d’avoir suivi cette formation à Paris, car je suis passionnée et qu’il ne se passe pas un jour où ne me réjouis pas de coacher ou mener des ateliers.

Et avant cela, étais-tu déjà à ton compte?

D’une certaine manière, oui. Pendant plusieurs années, j’ai hébergé dans ma maison les œuvres d’artisans venant principalement des régions de la Veveyse et de la Glâne, dans le canton de Fribourg. On peut donc dire que je menais une vie de commerçante, puisque j’ai aussi fait les marchés en tant qu’exposante pendant cinq ans. J’aimais ça, car ça nourrissait déjà mon besoin d’échanges avec les gens.

Qu’est-ce qui t’a motivé à mener une conférence dans le cadre du Bouleau Network?

A chaque fois que je participe à un événement de Bouleau, j’ai beaucoup de plaisir. Cela m’a donné envie de proposer un sujet. J’aime transmettre, à travers les ateliers et les conférences, mais aussi en séance de coaching privé, les découvertes qui ont changé positivement ma vie. J’espère secrètement qu’elles auront le même impact sur les participants. Et puis, ces moments de partage nourrissent ma valeur de contribution et mon goût pour la convivialité.

Faut-il déjà connaître un peu le fonctionnement de notre cerveau ou le développement personnel pour s’inscrire?

Pas du tout. Si vous êtes animés par un esprit curieux, prêts à vous laisser porter et qu’en plus, vous vous inscrivez dans l’intention de passer une bonne soirée, vous aurez déjà franchi un bout du chemin. Quoiqu’il en soit, le sujet abordé lors de cette conférence ne fait pas partie des grands classiques du développement personnel. Les personnes qui ont donc déjà avancé vers la connaissance de soi pourront tout de même apprendre de nouveaux aspects.

Si cette conférence devait n’avoir qu’un seul objectif, quel serait-il?

Offrir aux participants la connaissance d’un outil étonnant que nous avons tous à disposition, les encourager à s’ouvrir à la vie, à se laisser surprendre par elle. Notre esprit n’a de limites que celles que nous lui reconnaissons.

Si tu trouvais une baguette magique, que changerais-tu en premier dans ton activité professionnelle?

J’intégrerai en une seconde dans mon cerveau toutes les connaissances qui me manquent pour avancer de manière plus sereine et plus optimale dans le domaine informatique! 😂

Si tu ne devais garder que trois mots pour nous motiver à participer à ta conférence, quels seraient-ils?

Curiosité – fun – motivation.

Si, comme nous, cette interview t’a rendu fan du punch et de la passion de Sylvie, inscris-toi à notre événement du 19 mai! La force des coachings de Sylvie est de se prêter à toutes les situations de vie, par exemple pour améliorer les relations avec les autres, traiter les anxiétés chroniques, gérer un deuil, gagner en confiance en soi, etc. Pour en savoir plus sur ces situations et bien d’autres, visite le site internet de Sylvie: https://sylvie-bouvier.ch/

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